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 Il était 4 h du matin (L'ange de la mort)

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Masculin Nombre de messages : 539
Age : 35
situation : célibataire
Passe-temps et centres d'intérêt : la ilaha il a lah mohamed rassoula lah
Quelques infos pour me connaître : je suis un homme dynamique franch honnet et je suis un bon vivant jaime sorire je croies a la fideli
Date d'inscription : 19/09/2005


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MessageSujet: Il était 4 h du matin (L'ange de la mort)   Ven 7 Avr - 21:15

salem Alikoum oirahmatou allah oibaraktou .

L'ange de la mort


Il était 4 h du matin
Lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce ? S'écria l'homme hébété.
Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!
Alors l'homme se mit à trembler,
Comme pris d'une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie :
Ne le laisse pas me prendre la vie !

S'il vous plaît, O Ange de la mort !
Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens,
De grâce, ton acte suspend .

Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe,
C'est pour maintenant.

Je te couvrirai d'or,
Mais épargne-moi la tombe sombre.

Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le vœu d'Allah ?
Viens, souris-moi et ne t'attriste point,
Soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.
Les "Ramadhan" venaient, les "Ramadhan" passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj fut déjà Faraz sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j'ignorais,
Mais l'usure et l'intérêt, je m'en accaparais.
Mes engagements, j'oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j'avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m'attiraient.
Les mécréants, j'imitais,
Le champagne et le vin, j'appréciais.
Les femmes m'attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J'ai peur, dit l'ange, que ce moment soit le dernier de ta vie .
Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme ?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres !
L'appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t'est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l'orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j'ai honte
Que n'ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente !
Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L'insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.

Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...
Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...
Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour..
Ton échine recourbée t'annonçait le retour...
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent !
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.

Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu'il y était écrit
Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m'est interdit.

Un cri de l'homme et sur le sol il s'affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l'âme qu'on arrache.

La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu'il est né... pour un jour, mourir !





L'autre côté de la pièce

C'est une belle journée ensoleillée. Je saute de mon lit avec joie, songeant déjà aux belles perspectives de la journée qui m'attend.
J'avale avec empressement et appétit mon petit déjeuner, feuilletant négligemment mon journal, comme chaque matin.
Quelques minutes après ma toilette, je suis prêt : aujourd'hui j'ai mis une cravate bleue foncée pour aller avec mon pantalon bleu nuit et trancher sur ma chemise rose.
J'embrasse mon petit "bout de chou" de 9 mois qui gazouille et m'esquisse un sourire. Ma femme est déjà partie tôt ce matin au marché, où elle fait ses provision pour la semaine.
Je donne quelques conseils à notre nouvelle employée de maison, puis je me dirige vers l'autre pièce pour sortir. Après avoir claqué la porte de la pièce derrière moi, tout à coup un trou noir je m'arrête, au seuil de ma maison, stupéfait : je ne suis pas "dehors" ! Je suis de "l'autre côté de la pièce", dans une autre pièce, sombre. Je ne peux plus, malgré tous mes efforts, rentrer chez moi et fuir.
Cette pièce là, sombre et froide, se caractérise par un mur.
Ce mur est recouvert, du sol au plafond, de petits casiers - tiroirs à rangement pour fiches.
Un peu comme dans les bonne vieilles bibliothèques avec leurs lots de tiroirs et de fiches écornées, le tout classé par titre, par auteur, et par ordre alphabétique.
Mais ici, ces casiers qui s'étendent à perte de vue dans toutes les directions ont des titres bien différents. Et m'approchant du mur, le premier casier était étiqueté distinctement "les personnes que j'ai aimées". Je l'ouvre et commence à parcourir les cartes.
Et je le referme prestement avec un geste de recul, apeuré, choqué en réalisant que je connais chacun des noms inscrits sur ces cartes !

Sans autre explication, je commence à comprendre ou je suis. Exactement où je suis.

Cette pièce, sans vie, avec ses petits casiers est un catalogue exhaustif et sans complaisance, de ma vie. Ici sont inscrites les actions de chaque moment de ma vie, petites et grandes, avec un luxe de détail que ma mémoire ne pourrait jamais soutenir.

Une sensation d'émerveillement et de curiosité, couplée à une crainte réelle, m'envahit quand je commence à explorer, ici et là, le contenu des casiers. Certains m'apportent de la joie, m'entraînent vers des doux souvenirs, d'autres vers de grandes hontes. Et je regarde derrière moi pour m'assurer instinctivement que personne d'autres ne les voient.
Près d'un casier libellé "Amis" est accolé un autre marqué "Amis que j'ai trahis".
Les titres allaient ainsi du plus banal au plus bizarre "Livres que j'ai lus", "Mensonges que j'ai dits", "Réconfort que j'ai donné", etc... certains sont tellement exacts que j'en sourie : "Grossièretés hurlées à mes frères". d'autres me font moins sourire : "Choses faites dans ma colère", "Choses dites à voix basse envers mes parents", "Salaates faits par ostentation", "charités faites par ostentation", "Engagements non tenus".
C'est incroyable, les contenus ne cessent de me surprendre. Souvent il y a plus de cartes que je ne pensais. Quelques fois, moins que je ne l'espérais... Mais le souci de l'exactitude des détails m'impressionne.
Je suis débordé, écrasé par l'énorme volume de ma vie. Comment a t-il été possible que j'ai pu avoir le temps, durant mes 40 années, pour écrire chacune de ces milliers, voire, millions de cartes ?
Car chaque carte me confirme cette vérité....
Chacune est écrite de ma main, avec mon écriture.......
Chacune est dûment signée de ma main..

Alors que j'ouvre le tiroir marqué, "Chansons que j'ai écoutées", je réalise que la profondeur des casiers diffèrent en fonction de leur contenu respectif.
Ce casier-là est rempli de cartes, comme à l'étroit. Après l'avoir ouvert sur plus d'un mètre, je ne vois toujours pas le fond du tiroir. Je le referme alors brusquement, honteux, non pas tant de la qualité de la musique, mais à cause de l'énorme quantité de temps que représente ce tiroir.....

Je vois plus loin un casier intitulé "Pensée lubriques", j'ai tout un coup un frisson dans le dos. J'ouvre à peine le tiroir, voulant ignorer sa profondeur, puis j'en retire une carte. En découvrant son contenue détaillé, je me sens défaillir. Le sol semble fuir sous mes pieds. Une sensation de dégoût et de honte me submerge au fur et à mesure que s'impose l'idée que de tels moments aient été notés.
Alors une rage bestiale s'empare de moi. Une pensée domine le tout : "Nul ne doit voir ces cartes! Nul ne doit pénétrer dans cette pièce ! C'est à moi ! C'est mon intimité, mes gestes et pensées secrètes qui sont ici exposés ! Je vais tout détruire, tout brûler !"

Et avec frénésie, j'ouvre grand le tiroir. Sa taille m'importe peu maintenant : je vais le vider et tout brûler. Mais en essayant de pencher le tiroir vers le sol, je n'arrive pas à déloger une seule carte. D'un geste désespéré je prends une carte comme pour la lire, et en essayant de la déchirer de toute mes forces, je m'aperçois que c'est aussi solide que l'acier..Décu et totalement désemparé je referme le tiroir. Ma tête penché sur mon bras, en appui sur le mur, tout en sueur, je pousse un long souffle d'épuisement et de lassitude. Le regard hagard...Et je vois...
Le titre, fier, est "Les gens que j'ai instruits sur Allah".

La poignée brillait beaucoup plus que les autres, comme plus neuf, moins utilisée. Je tire sur la poignée frénétiquement, mais tiroir s'ouvre à peine.... Les cartes qu'il contient se comptent sur les doigts d'une seule main...

J'éclate je n’en peux plus, je tombe sur mes genoux et je pleure.
A travers mes yeux pleins de larmes, les tiroirs semblent danser autour de moi. Je pleure de honte et de regret, en répétant fort : "Personne ne doit savoir l'existence de cette pièce". "Personne ne...."

Une main mouillée me secoue l'épaule. "Réveille-toi" me dit ma femme. "Je faisais ma toilette et je t'ai entendu crier. De quelle pièce parlais-tu ?"
Je la regarde longuement et lui dit : "rien, ce n'est rien, j'ai fait un mauvais rêve...un cauchemar...certainement...".


Allah, dans le Saint Coran nous dit (Sourate 18 Verset 45/49)

45. Et propose-leur l'exemple de la vie ici-bas. Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel; la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l'herbe desséchée que les vents dispersent. Allah est certes Puissant en toutes choses!

46. Les biens et les enfants sont l'ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance.

47. Le jour où Nous ferons marcher les montagnes et où tu verras la terre nivelée (comme une plaine) et Nous les rassemblerons sans en omettre un seul.

48. Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur. ‹Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois. Pourtant vous prétendiez que Nous ne remplirions pas Nos promesses›.

49. Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu'il y a dedans, dire: ‹Malheur à nous, qu'a donc ce livre à n'omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital?› Et ils trouveront devant eux tout ce qu'ils ont oeuvré.
Et ton Seigneur ne fait du tort à personne.




[color:adb4=red:adb4]LA JUSTE CAUSE



Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Tu es né hier, mon frère ... tu es né hier...
Tu mourras demain, mon frère... demain...
Tu oublies vite, mon frère... tu oublies vite...
Ici ce n'est que passage, mon frère... ce n'est que passage...
Beaucoup t’ont précédé, mon frère...beaucoup...
Mais ils n'ont pas échappé, mon frère... pas échappé...
Rappelle-toi, mon frère...rappelle-toi....
D'autres te succéderont, mon frère...Mais ils n'échapperont pas...
Dieu l’a voulu ainsi, mon frère... Dieu l’a voulu...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

Regarde autour de toi, mon frère...regarde...
Dieu t'a donné, mon frère...Dieu t'a donné...
La fortune, mon frère...la fortune...
Partage, mon frère...partage...
La pauvreté, mon frère...la pauvreté
La souffrance, mon frère... la souffrance...
La maladie, mon frère...la maladie
Prie, mon frère.... prie...
Dieu t'aidera, mon frère...Il t'aidera
Dieu t'a donné l'intelligence, mon frère... l'intelligence...
Aide les autres, mon frère...aide les autres...
Dieu t'a donné le pouvoir, mon frère... le pouvoir...
N’en abuse pas, mon frère...n'abuse pas...
Dieu t'a donné la réussite, mon frère... la réussite...
Soit reconnaissant, mon frère...soit reconnaissant...

Partage, mon frère...partage...
Demain il sera trop tard, mon frère... trop tard...
Pense à ceux qui t’ont précédé, mon frère... pense...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

La pauvreté, mon frère...la pauvreté...
La souffrance, mon frère...la souffrance...
La faim, mon frère... la faim
La maladie, mon frère... la maladie...
La solitude, mon frère... la solitude...
L'accident, mon frère... l'accident...
Personne ne peut y échapper... Personne...
Ah que tu oublies vite, mon frère... tu oublies vite...
La vie te fait tourner la tête, mon frère...fait tourner la tête...
Tu n’es rien, mon frère... rien...
Tu mourras demain, mon frère...demain...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

La fortune, tu la désires, mon frère... Dieu te la donnera...
L'égoïsme viendra, mon frère...l'égoïsme...
La vanité suivra, mon frère... la vanité...
La jalousie te poursuivra, mon frère...la jalousie...
Tu domineras, mon frère... tu domineras...
Pour combien de temps, mon frère... pour combien de temps...
Je suis là, mon frère... je suis là...
Pense à moi, mon frère... pense à moi...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Oh, mon frère partage... partage, mon frère...
Les fortunes se font et se défont....
Dit-toi bien, mon frère, Dieu Seul est Maître...Dieu Seul...
Il est encore temps, mon frère...il est encore temps...
Demain il sera trop tard, mon frère... trop tard...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

Personne sur cette terre ne pourra me soudoyer, mon frère... personne...
Personne ne pourra m'acheter, mon frère... personne...
Personne ne me fera changer d'avis... personne...
Même les plus grandes fortunes n’y réussiront pas, mon frère...personne...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Ne va pas trop vite, mon frère... pas trop vite....
Pense aux autres, mon frère...aux autres...
Pense à demain, mon frère...à demain...
Tout restera ici-bas, mon frère...tout...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause....

Tu te crois fort, mon frère...fort...
Tu te crois puissant, mon frère... puissant...
Tu te trompes, mon frère...tu te trompes...
Tu n'es rien, mon frère...rien...
Personne... je te dis, personne, mon frère...
Ne m'échappera...personne...
Dieu l’a voulu ainsi, mon frère...Dieu l’a voulu ainsi...
L'égalité devant Dieu, mon frère... l'égalité est là...

:SAEM/: INCHaAllah






A Suivre ..Incha Allah[/size][/i]

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MessageSujet: Re: Il était 4 h du matin (L'ange de la mort)   Mar 11 Avr - 16:26

BISMILLAH a écrit:
salem Alikoum oirahmatou allah oibaraktou .

L'ange de la mort


Il était 4 h du matin
Lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce ? S'écria l'homme hébété.
Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!
Alors l'homme se mit à trembler,
Comme pris d'une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie :
Ne le laisse pas me prendre la vie !

S'il vous plaît, O Ange de la mort !
Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens,
De grâce, ton acte suspend .

Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe,
C'est pour maintenant.

Je te couvrirai d'or,
Mais épargne-moi la tombe sombre.

Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le vœu d'Allah ?
Viens, souris-moi et ne t'attriste point,
Soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.
Les "Ramadhan" venaient, les "Ramadhan" passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj fut déjà Faraz sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j'ignorais,
Mais l'usure et l'intérêt, je m'en accaparais.
Mes engagements, j'oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j'avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m'attiraient.
Les mécréants, j'imitais,
Le champagne et le vin, j'appréciais.
Les femmes m'attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J'ai peur, dit l'ange, que ce moment soit le dernier de ta vie .
Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme ?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres !
L'appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t'est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l'orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j'ai honte
Que n'ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente !
Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L'insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.

Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...
Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...
Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour..
Ton échine recourbée t'annonçait le retour...
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent !
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.

Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu'il y était écrit
Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m'est interdit.

Un cri de l'homme et sur le sol il s'affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l'âme qu'on arrache.

La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu'il est né... pour un jour, mourir !





L'autre côté de la pièce

C'est une belle journée ensoleillée. Je saute de mon lit avec joie, songeant déjà aux belles perspectives de la journée qui m'attend.
J'avale avec empressement et appétit mon petit déjeuner, feuilletant négligemment mon journal, comme chaque matin.
Quelques minutes après ma toilette, je suis prêt : aujourd'hui j'ai mis une cravate bleue foncée pour aller avec mon pantalon bleu nuit et trancher sur ma chemise rose.
J'embrasse mon petit "bout de chou" de 9 mois qui gazouille et m'esquisse un sourire. Ma femme est déjà partie tôt ce matin au marché, où elle fait ses provision pour la semaine.
Je donne quelques conseils à notre nouvelle employée de maison, puis je me dirige vers l'autre pièce pour sortir. Après avoir claqué la porte de la pièce derrière moi, tout à coup un trou noir je m'arrête, au seuil de ma maison, stupéfait : je ne suis pas "dehors" ! Je suis de "l'autre côté de la pièce", dans une autre pièce, sombre. Je ne peux plus, malgré tous mes efforts, rentrer chez moi et fuir.
Cette pièce là, sombre et froide, se caractérise par un mur.
Ce mur est recouvert, du sol au plafond, de petits casiers - tiroirs à rangement pour fiches.
Un peu comme dans les bonne vieilles bibliothèques avec leurs lots de tiroirs et de fiches écornées, le tout classé par titre, par auteur, et par ordre alphabétique.
Mais ici, ces casiers qui s'étendent à perte de vue dans toutes les directions ont des titres bien différents. Et m'approchant du mur, le premier casier était étiqueté distinctement "les personnes que j'ai aimées". Je l'ouvre et commence à parcourir les cartes.
Et je le referme prestement avec un geste de recul, apeuré, choqué en réalisant que je connais chacun des noms inscrits sur ces cartes !

Sans autre explication, je commence à comprendre ou je suis. Exactement où je suis.

Cette pièce, sans vie, avec ses petits casiers est un catalogue exhaustif et sans complaisance, de ma vie. Ici sont inscrites les actions de chaque moment de ma vie, petites et grandes, avec un luxe de détail que ma mémoire ne pourrait jamais soutenir.

Une sensation d'émerveillement et de curiosité, couplée à une crainte réelle, m'envahit quand je commence à explorer, ici et là, le contenu des casiers. Certains m'apportent de la joie, m'entraînent vers des doux souvenirs, d'autres vers de grandes hontes. Et je regarde derrière moi pour m'assurer instinctivement que personne d'autres ne les voient.
Près d'un casier libellé "Amis" est accolé un autre marqué "Amis que j'ai trahis".
Les titres allaient ainsi du plus banal au plus bizarre "Livres que j'ai lus", "Mensonges que j'ai dits", "Réconfort que j'ai donné", etc... certains sont tellement exacts que j'en sourie : "Grossièretés hurlées à mes frères". d'autres me font moins sourire : "Choses faites dans ma colère", "Choses dites à voix basse envers mes parents", "Salaates faits par ostentation", "charités faites par ostentation", "Engagements non tenus".
C'est incroyable, les contenus ne cessent de me surprendre. Souvent il y a plus de cartes que je ne pensais. Quelques fois, moins que je ne l'espérais... Mais le souci de l'exactitude des détails m'impressionne.
Je suis débordé, écrasé par l'énorme volume de ma vie. Comment a t-il été possible que j'ai pu avoir le temps, durant mes 40 années, pour écrire chacune de ces milliers, voire, millions de cartes ?
Car chaque carte me confirme cette vérité....
Chacune est écrite de ma main, avec mon écriture.......
Chacune est dûment signée de ma main..

Alors que j'ouvre le tiroir marqué, "Chansons que j'ai écoutées", je réalise que la profondeur des casiers diffèrent en fonction de leur contenu respectif.
Ce casier-là est rempli de cartes, comme à l'étroit. Après l'avoir ouvert sur plus d'un mètre, je ne vois toujours pas le fond du tiroir. Je le referme alors brusquement, honteux, non pas tant de la qualité de la musique, mais à cause de l'énorme quantité de temps que représente ce tiroir.....

Je vois plus loin un casier intitulé "Pensée lubriques", j'ai tout un coup un frisson dans le dos. J'ouvre à peine le tiroir, voulant ignorer sa profondeur, puis j'en retire une carte. En découvrant son contenue détaillé, je me sens défaillir. Le sol semble fuir sous mes pieds. Une sensation de dégoût et de honte me submerge au fur et à mesure que s'impose l'idée que de tels moments aient été notés.
Alors une rage bestiale s'empare de moi. Une pensée domine le tout : "Nul ne doit voir ces cartes! Nul ne doit pénétrer dans cette pièce ! C'est à moi ! C'est mon intimité, mes gestes et pensées secrètes qui sont ici exposés ! Je vais tout détruire, tout brûler !"

Et avec frénésie, j'ouvre grand le tiroir. Sa taille m'importe peu maintenant : je vais le vider et tout brûler. Mais en essayant de pencher le tiroir vers le sol, je n'arrive pas à déloger une seule carte. D'un geste désespéré je prends une carte comme pour la lire, et en essayant de la déchirer de toute mes forces, je m'aperçois que c'est aussi solide que l'acier..Décu et totalement désemparé je referme le tiroir. Ma tête penché sur mon bras, en appui sur le mur, tout en sueur, je pousse un long souffle d'épuisement et de lassitude. Le regard hagard...Et je vois...
Le titre, fier, est "Les gens que j'ai instruits sur Allah".

La poignée brillait beaucoup plus que les autres, comme plus neuf, moins utilisée. Je tire sur la poignée frénétiquement, mais tiroir s'ouvre à peine.... Les cartes qu'il contient se comptent sur les doigts d'une seule main...

J'éclate je n’en peux plus, je tombe sur mes genoux et je pleure.
A travers mes yeux pleins de larmes, les tiroirs semblent danser autour de moi. Je pleure de honte et de regret, en répétant fort : "Personne ne doit savoir l'existence de cette pièce". "Personne ne...."

Une main mouillée me secoue l'épaule. "Réveille-toi" me dit ma femme. "Je faisais ma toilette et je t'ai entendu crier. De quelle pièce parlais-tu ?"
Je la regarde longuement et lui dit : "rien, ce n'est rien, j'ai fait un mauvais rêve...un cauchemar...certainement...".


Allah, dans le Saint Coran nous dit (Sourate 18 Verset 45/49)

45. Et propose-leur l'exemple de la vie ici-bas. Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel; la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l'herbe desséchée que les vents dispersent. Allah est certes Puissant en toutes choses!

46. Les biens et les enfants sont l'ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance.

47. Le jour où Nous ferons marcher les montagnes et où tu verras la terre nivelée (comme une plaine) et Nous les rassemblerons sans en omettre un seul.

48. Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur. ‹Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois. Pourtant vous prétendiez que Nous ne remplirions pas Nos promesses›.

49. Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu'il y a dedans, dire: ‹Malheur à nous, qu'a donc ce livre à n'omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital?› Et ils trouveront devant eux tout ce qu'ils ont oeuvré.
Et ton Seigneur ne fait du tort à personne.




[color:754d=red:754d]LA JUSTE CAUSE



Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Tu es né hier, mon frère ... tu es né hier...
Tu mourras demain, mon frère... demain...
Tu oublies vite, mon frère... tu oublies vite...
Ici ce n'est que passage, mon frère... ce n'est que passage...
Beaucoup t’ont précédé, mon frère...beaucoup...
Mais ils n'ont pas échappé, mon frère... pas échappé...
Rappelle-toi, mon frère...rappelle-toi....
D'autres te succéderont, mon frère...Mais ils n'échapperont pas...
Dieu l’a voulu ainsi, mon frère... Dieu l’a voulu...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

Regarde autour de toi, mon frère...regarde...
Dieu t'a donné, mon frère...Dieu t'a donné...
La fortune, mon frère...la fortune...
Partage, mon frère...partage...
La pauvreté, mon frère...la pauvreté
La souffrance, mon frère... la souffrance...
La maladie, mon frère...la maladie
Prie, mon frère.... prie...
Dieu t'aidera, mon frère...Il t'aidera
Dieu t'a donné l'intelligence, mon frère... l'intelligence...
Aide les autres, mon frère...aide les autres...
Dieu t'a donné le pouvoir, mon frère... le pouvoir...
N’en abuse pas, mon frère...n'abuse pas...
Dieu t'a donné la réussite, mon frère... la réussite...
Soit reconnaissant, mon frère...soit reconnaissant...

Partage, mon frère...partage...
Demain il sera trop tard, mon frère... trop tard...
Pense à ceux qui t’ont précédé, mon frère... pense...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

La pauvreté, mon frère...la pauvreté...
La souffrance, mon frère...la souffrance...
La faim, mon frère... la faim
La maladie, mon frère... la maladie...
La solitude, mon frère... la solitude...
L'accident, mon frère... l'accident...
Personne ne peut y échapper... Personne...
Ah que tu oublies vite, mon frère... tu oublies vite...
La vie te fait tourner la tête, mon frère...fait tourner la tête...
Tu n’es rien, mon frère... rien...
Tu mourras demain, mon frère...demain...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

La fortune, tu la désires, mon frère... Dieu te la donnera...
L'égoïsme viendra, mon frère...l'égoïsme...
La vanité suivra, mon frère... la vanité...
La jalousie te poursuivra, mon frère...la jalousie...
Tu domineras, mon frère... tu domineras...
Pour combien de temps, mon frère... pour combien de temps...
Je suis là, mon frère... je suis là...
Pense à moi, mon frère... pense à moi...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Oh, mon frère partage... partage, mon frère...
Les fortunes se font et se défont....
Dit-toi bien, mon frère, Dieu Seul est Maître...Dieu Seul...
Il est encore temps, mon frère...il est encore temps...
Demain il sera trop tard, mon frère... trop tard...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause...

Personne sur cette terre ne pourra me soudoyer, mon frère... personne...
Personne ne pourra m'acheter, mon frère... personne...
Personne ne me fera changer d'avis... personne...
Même les plus grandes fortunes n’y réussiront pas, mon frère...personne...

Je suis la juste cause, mon frère... la juste cause...

Ne va pas trop vite, mon frère... pas trop vite....
Pense aux autres, mon frère...aux autres...
Pense à demain, mon frère...à demain...
Tout restera ici-bas, mon frère...tout...

Je suis la juste cause, mon frère...la juste cause....

Tu te crois fort, mon frère...fort...
Tu te crois puissant, mon frère... puissant...
Tu te trompes, mon frère...tu te trompes...
Tu n'es rien, mon frère...rien...
Personne... je te dis, personne, mon frère...
Ne m'échappera...personne...
Dieu l’a voulu ainsi, mon frère...Dieu l’a voulu ainsi...
L'égalité devant Dieu, mon frère... l'égalité est là...

:SAEM/: INCHaAllah






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